REVENDICATIONS DE LA S.P.E.Q.

La S.P.E.Q. (Société des professeurs d’économie du Québec) a toujours été fidèle à un des grands objectifs qu’elle s’était fixé lors de sa fondation, en 1976:

" elle se doit de représenter les enseignants d’éducation économique au secondaire auprès des organismes éducatifs et économiques, d’être leur porte-parole. Elle intervient donc, à titre consultatif ou à celui de participant à part entière, au sein de divers comités reliés à l’éducation économique et à son enseignement au secondaire. "
(Qu’est-ce que la S.P.E.Q. ?, Yves Lenoir, président 1980-1982)

 

LA CAUSE, la cause ultime de la S.P.E.Q., celle qui a grugé bien des énergies, le dernier dossier, demeure toujours: la survie même du cours d’Éducation économique !

Encore plus depuis juin 1997, date de parution du rapport Inchauspé : " Réaffirmer l’école ". Suite aux recommandations notées lors des États généraux sur l’Éducation, ce rapport propose un nouveau curriculum du programme d’études au primaire et au secondaire. Madame Pauline Marois, ministre de l’Éducation, a donné son aval, fin septembre, à l’ensemble des recommandations du rapport Inchauspé.

Malgré les nombreuses bonnes intentions contenues dans ce projet, il n’en demeure pas moins que ce rapport, en préconisant l’instauration d’un cours d’histoire à chaque échelon du cours secondaire, altère la structure même des autres cours disponibles en sciences humaines. Ce cours d’histoire aurait, entre autres objectifs, la mission d’ajouter une Initiation à la citoyenneté à son contenu. C’est à travers cette initiation que serait glissée une dite " formation économique " aux élèves. Par conséquent, le rapport Inchauspé propose de RETIRER du futur curriculum le cours d’Éducation économique, pourtant seul cours accessible à tous les jeunes Québécois voué à l’enseignement exclusif de la science économique dans un processus de continuité, en tenant compte que les élèves ont la maturité d’accéder à ce savoir particulièment en 5e secondaire.

À la S.P.E.Q., nous croyons " sincèrement qu’une formation de base aux réalités économiques du foyer, du Québec et du monde, est essentielle pour les élèves du Québec. " (Bulletin Éco-Speq, vol.26, no 3/juin97 Éditorial : Le " corporatisme ",Marc-Philippe Vincent, président)

 

La S.P.E.Q. , mise au courant de certaines rumeurs, a commencé depuis quelques temps à chercher des appuis auprès de partenaires importants, convaincus de la cause d’une formation économique : Caisse de dépôt et de placement du Québec, Mouvement Desjardins, Office de la protection du consommateur, Jeunes-Entreprises, etc.. Nous invitons aussi la population à faire parvenir au ministère de l’Éducation (Madame Marois) leur mécontentement d’une telle décision de priver les élèves d’une formation à l’initiation à une vie adulte bien informée des phénomènes et gestes économiques.

Cette démarche de contestation garde toujours d’actualité les objectifs poursuivis lors de la fondation de la S.P.E.Q. :

" À ce rythme, [...] il aurait fallu compter par milliers et pour longtemps le nombre de jeunes Québécois totalement ignorants des réalités économiques, de leurs mécanismes et des moyens à leur disposition pour gérer leur vécu socio-économique. "

La S.P.E.Q. a toujours maintenu le flambeau de la formation économique des étudiants au secondaire. Ces dernières années, ses principales préoccupations se résument aux causes suivantes , causes qui ont amené la S.P.E.Q. à faire de nombreuses représentations auprès du ministère de l’Éducation et, sur la place publique, auprès de partenaires corporatifs:

 

Notre revendication de garder le cours d’Éducation économique présent intégralement dans le curriculum des étudiants du secondaire rend encore toute pertinente la citation que la S.P.E.Q. maintient comme son leitmotiv et sa devise:

 

" AGIR, OUI, MAIS AVANT D’AGIR ET POUR AGIR, SAVOIR. "

 

Esdras Minville, figure économique québécoise marquante des décennies 1920 et 1930, pédagogue et directeur de l’école des Hautes Études commerciales (1938)




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