Communiquer, lire et écrire...
Communiquer :
Quand des enfants s'apostrophent sans s'écouter ou poussent constamment
les autres sur leur chemin, l'enseignante se doit d'intervenir. Il arrive
souvent que dépendamment du contexte, elle ne dispose que de peu de temps
pour le faire. Il importe alors que les deux parties expriment d'abord
ce qu'elles ressentent avant que ne soit considérés les faits en
cause.
Exemple : 1. Toujours s'enquérir de la situation même si l'enseignante
a été témoin de la scène : c'est aux enfants de décrire comment ils ont
vécu l'événement : « Qu'est-ce qui se passe? »
2. Écouter d'abord l'enfant qui semble être la victime : « Il m'a
poussé contre la porte. »
3. Compatir avec la présumé victime : « Tu n'aimes pas te faire
pousser ainsi n'est-ce pas? » « Non, ça fait mal. »«
Dis-le à ton copain. » « Ça me fait mal quand tu me pousses
contre la porte. »
4. Écouter l'autre version : " Il vole toujours ma place. " Reformuler
: « Tu n'aimes pas te faire voler ta place, dis-lui. » «
Je n'aime pas quand tu me voles ma place.»
L'intervention peut s'arrêter là faute de temps, chaque enfant ayant
mis des mots sur son expérience et ayant signifié à l'autre la portée
de son geste; l'escalade des accusations qui mène à une rupture de communication
est contrée car chacun s'est recentré sur lui-même. Souvent les enfants
font bon ménage par la suite.
Si le temps le permet, l'enseignante demande aux enfants de trouver une
solution qui les satisfasse réciproquement. Elle les supporte quand c'est
nécessaire. Plusieurs épisodes peuvent être nécessaires pour trouver la
solution satisfaisante pour chacun surtout si l'enjeu de « la place
» qui constitue ici le litige est important pour les deux enfants.
Quand l'enseignante règle elle-même « le problème » (son
problème…) soit en séparant les enfants d'autorité, soit en les référant
à un système d'émulation (1) ou soit en imposant la règle du « chacun
son tour » elle n'aide pas les enfants à rendre un jugement équitable
dans un véritable climat de communication. De plus, les enfants restent
toujours dépendants de l'enseignante pour résoudre leurs conflits. Par
ailleurs, lorsqu'une altercation se produit, il importe qu'elle soit au
clair avec son propre Q.I., c'est à dire son quotient d'irritabilité personnel…
(1) Voir rubrique de janvier Les habiletés à développer, section
pour l'enseignante faire des liens c'est entre autre
Lire
Dans certaines classes, il y a un personnage complice qui visite les
familles. Muni de son baluchon, dans lequel on y retrouve un journal,
il va chez l'un et chez l'autre relatant, grâce à l'aide d'un adulte de
la maison, les principaux événements vécus. À son retour en classe, le
journal est lu, commenté et questionné par les enfants. Parfois, le personnage
complice part au loin pour quelques mois…C'est alors l'occasion d'établir
avec lui une correspondance assidue.
Écrire
À partir d'une chanson connue, écrite sur une affiche, collectivement les
enfants en changent les mots. Par la suite, ils peuvent faire de même, individuellement,
pour leurs chansons préférées.
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