Climats dans les grandes villes

On dit souvent que durant l'été, à Montréal, le temps est "collant". Pourquoi dans le centre d'une grande ville, au beau milieu des grattes-ciels, le vent semble plus violent, il fait plus chaud, c'est davantage humide qu'ailleur?

Le vent

Considérons le vent d'abord en le comparant à un liquide. Lorsque l'eau s'écoule dans un ruisseau, l'eau exerce une certaine pression sur les bords. Si on augmente le débit de l'eau, la pression exercée augmentera aussi puisque le ruisseau ne change pas de dimension. Le niveau d'eau augmentera.

Supposons un vent du sud qui frappe la région de Montréal. Avant d'arriver au centre-ville, l'air circule librement. Toutefois, lorsque l'air rencontre les gratte-ciels il doit se faire un chemin entre ces derniers. Pour y arriver, l'air se comprime ce qui a pour effet d'augmenter le débit. La vitesse du vent augmente. C'est pour cette raison que le vent peut sembler plus fort en ville qu'à l'extérieur de celle-ci.

De plus, la forme des gratte-ciels et leur disposition ont pour effet d'augmenter les turbulences. L'écoulement de l'air ne se fait plus en ligne droite mais en fonction des détours qu'il doit prendre. Les coups de vent sont plus nombreux en ville.

La chaleur

Les villes sont faites de bétons et d'asphalte. Ces types de surface absorbent beaucoup plus de chaleur que la surface d'un terrain de golf. C'est pourquoi il fait plus chaud en ville. Durant une canicule, la température à Montréal est de quelques degrés plus élevée que celle en banlieue ou en campagne.

L'humidité

La sensasion de lourdeur vient du fait que la température est plus élevée. Ceci a pour effet d'augmenter le facteur humidex (température ressentie par le corps). De plus, par temps calme, l'humidité se trouve emprisonnée dans la ville ce qui contribue encore davantage à la sensasion de lourdeur.